LES PARTIS POLITIQUES ET LA DEMOCRATIE

Les partis politiques et la démocratie

Force est de constater qu’aujourd’hui, les partis politiques quels qu’ils soient, ont considérablement réduit la démocratie en France et sont, pour survivre et conserver le pouvoir, en mesure de la réduire de plus en plus et souvent législativement.

La première attaque visible fut portée au principe même de l’éligibilité issue du suffrage universel. Seules les mairies de moins de 500 habitants sont en réalité accessibles aux citoyens indépendants, au-delà, le parrainage d’un parti politique est devenu la règle. Il faut donc être obligatoirement investi par un parti politique pour se présenter à une élection et avoir une chance d’être élu.

Ce parrainage exclut toute indépendance et oblige, contractuellement à la pratique des ordres du parti. L’élu en réalité, n’est plus le représentant du peuple, mais le « membre du parti » accepté par ses électeurs.

Sa mission, à partir de son élection, devient principalement d’infiltrer, « d’entrer » dans les organisations que son mandant lui donne à diriger et à y infiltrer des membres du parti qui deviendront inamovibles.

C’est un premier pas vers le parti unique, l’élu obéissant au parti, et pour cause, se verra admis dans la nomenclature et obtiendra, s’il fait partie de la soi-disant majorité, au pouvoir, les subsides qui contribueront au maintien de sa popularité, en transformant sa mission en profession.

Dans le cas contraire, celui d’un élu de l’opposition, oubliant le choix du suffrage universel, le parti, au pouvoir cassera le plus souvent possible ce malheureux perdant, favorisant ainsi les chances de son adversaire au scrutin suivant.

On voit bien, dans ce système, que seul le pouvoir, est l’objet d’une lutte sans merci et tous les moyens sont bons pour gagner la partie.

Est-ce vraiment de la démocratie ? Je ne le pense pas.

La seconde attaque est devenue très visible et constitue une cause majeure de la désaffection des Français envers leurs gouvernants. Dirigée contre l’Assemblée Nationale, qui n’est plus la dirigeante du peuple, mais un « Parlement croupion » obéissant sans murmure ni hésitations aux secrétaires généraux des partis politiques qu’il représente.

Le débat parlementaire n’est plus qu’une comédie, offert en justification à l’électeur, l’illusion du peuple souverain n’y est même plus entretenue. Les décisions de l’exécutif seront de toute façon adoptées.

Cette disparition de la vraie mission de l’Assemblée Nationale a entraîné la disparition du tandem EXECUTIF/LEGISLATIF. Ce tandem qui est constitutionnellement la base du système démocratique.

L’exécutif qui est accaparé par le parti au pouvoir s’est aussi emparé du législatif en muselant l’Assemblée Nationale. L’un des sbires du Président étant systématiquement nommé premier ministre. L’assemblée nationale étant maintenant élue immédiatement après l’élection du Président, se trouve ainsi majoritairement acquise au Premier Ministre qui est ovationné par principe lors de ses apparitions à l’Assemblée.  Il s’agit bien d’une mascarade qui n’a rien à voir avec les ressentis du peuple.

L’exécutif et le législatif sont maintenant totalement confondus.

Le parti politique au pouvoir étant dirigé par une ou deux personnes, entourées d’une petite équipe de technocrates, a débouché aujourd’hui sur un régime autocratique : empire ou monarchie absolue.

C’est ainsi que la démocratie est bafouée, ligotée. Les élus étant devenus des budgétivores très gourmands. Ils achètent en permanence des voix, grâce aux subventions qu’ils distribuent sans compter à leurs « aficionados ».

La réalité est désolante. C’est l’exécutif qui légifère et fait voter ses lois par un parlement croupion, dans lequel l’opposition vocifère, mais n’a en réalité, aucun pouvoir. Elle ne sert à rien. Est-ce cela, démocratie ? Certainement pas.

Le jeu des partis :

Quelle pitoyable comédie que sont ces affrontements publics, ces jeux du cirque, ces condamnations en grands airs tragiques, pour se couvrir réciproquement de boue. Ces pitoyables débats qui cachent au peuple la seule lutte pour le pouvoir, c’est-à-dire pour les avantages financiers qu’il représente et les missions mondaines liées à tel ou tel poste.

Pendant que guignol ou arlequin tient en haleine, sur le devant de l’estrade, l’électeur soumis, les partis politiques négocient en coulisse, le couteau à la main, pour obtenir la plus grosse part du gâteau. Ce n’est que l’applaudimètre vers guignol ou arlequin, qui remplace la volonté de tout un peuple.

L’élection terminée, ou plutôt la curée, qu’ils soient fascistes négationnistes, maoïstes attardés, de droite de gauche ou du centre, la manne républicaine que le parti au pouvoir détiendra, sera parcimonieusement distribuée, en fonction des voix obtenues. Ce qui fait qu’à l’élection suivante, hors des partis en place, point de salut.

Ce sont des milliards, qui sont dépensés, avec l’argent de tous, y compris celui de ceux qui rejettent ce système totalement anti démocratique.

Certains politiques devenant des stars !!!

Mais cette bataille des partis, ce combat devient tellement âpre, que l’on assiste à des mises à mort flagrantes comme en ont été les victimes Strauss Kahn, Fillon, ou autres : S’il n’en reste qu’un, je serais celui-là…

Les deux dernières Républiques : la IV ème et la Vème République, auront été asphyxiées par le régime des partis. Il est devenu pratiquement impossible de modifier la constitution sans passer par le parti politique détenant le pouvoir.

Et bien sûr, il ne va pas scier la branche sur laquelle il est confortablement installé.

Conclusions :

Devant ce constat, il n’y que deux   solutions pour sortir de cette dramaturgie.

  1. Soit le peuple finit par se révolter, comme ce fut le cas en 1789, et je ne pense pas que ce soit une bonne solution, d’autant plus qu’elle ne pourrait aboutir qu’à la prise du pouvoir par de nouveaux monarques, plus roués que les autres. Et après des effusions de sang inutiles.
  2. Soit le peuple, empreint de bon sens, se rassemble au sein d’un collectif et signe massivement une pétition en faveur du référendum libre et souverain. Ce principe qui défend la démocratie véritable et aboutirait au bout du compte à l’écriture d’une nouvelle constitution tirant les enseignements des précédentes et donnant à la France une vraie démocratie, avec un exécutif et un législatif indépendant l’un de l’autre. Et surtout un peuple souverain, agissant en arbitre sur les décisions d’un pouvoir à son service.

C’est bien entendu, cette solution qui est préconisée par le collectif en faveur de l’instauration du référendum libre et souverain.

Le premier référendum souhaité, étant celui qui propose de remplacer dans la constitution, l’article 3 par la charte référendaire qu’il a mis en forme pour atteindre l’objectif final fixé : La démocratie en France et la fin de la monarchie  républicaine et du régime des partis autocrates.

Nous savons que cette solution est celle préférée des Français. Il ne reste qu’un point de détail à régler : les faire signer.

Alors mes chers amis, qu’attendez-vous pour vous mobiliser avec nous, en marche vers la démocratie : qu’une minorité enclenche une révolution dans le sang ?

Soyez raisonnables, soyez lucides, soyez responsables, rejoignez-nous et agissons ensemble !

Alain SANDLER

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